2 du mat, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son… vous vous souvenez de cette chanson? Je crois que j’étais en 1ère secondaire…Bon… 2 h du mat et je n’arrive plus à dormir: mon ventre s’allonge et la qualité de mes nuits diminue déjà. “Tu es certaine qu’il n’y en a qu’un?” me dit-on pour rire…. meuh! Oui! Et j’ai encore presque 2,5 mois devant moi! Ma deuxième fille pesant 4kg300 à la naissance, combien pèsera mon fils alors ?! J’ai déjà préparé le modèle du faire-part de naissance sur internet (quel sens de l’organisation!) et pour le fun, j’ai écrit “né le 13 juin 2008 à 16h20, 4kg350″. Allez hop! C’est lancé dans l’Univers!
Il faut que je vous dise que je suis très fière de moi: je suis enceinte de 6 mois et 3 semaines et je n’ai pris que 7kg! Connaissant le poids généreux de mes boutchous, je suis très très contente! Mais que s’est-il passé? En fait, lorsque j’ai appris l’heureux événement, je me suis dit: je veux avoir une grossesse équilibrée et harmonieuse. Du haut de mes 39 printemps, je sens la différence: le rythme n’est plus le même qu’à 22 ans!
Alors à quoi ressemble une grossesse équilibrée? j’ai fermé les yeux et ai imaginé : travaillant à la maison, je m’allonge dans mon fauteuil après la pause du midi, j’écoute mon corps et découvre ce dont il a besoin à chaque moment de la journée, j’écoute mes besoins alimentaires (ze révoluzion pour moi!). Moi qui ai l’habitude d’être en action, au-delà quelquefois de mes limites, voilà que je découvre grâce à cette grossesse “être connecté à mon corps”.
Ce terme “être connecté à” revient quotidiennement dans mes conversations de coaching : être connecté à ce que l’on désire profondément pour sa vie ( sentimentale), être connecté à soi pour sentir si celui qui est en face de moi est “l’âme sœur” ou pas, être connecté à soi pour…
L’important? sentir l’émotion qui s’y réfère. Vous avais-je dit que nous avons entre 65.000 à 90.000 pensées par jour? Les contrôler est impossible, les écouter encore moins (et pourtant c’est ce que nous essayons de faire!). Or le vecteur de nos comportements, notre intuition, l’essence même de nos désirs ont comme point commun : nos émotions.
Lorsque je suis “connectée” à moi-même, je sens ce qui est bon pour moi et pour ma vie, je peux le définir plus clairement et rester centrée, avec facilité et aisance. Je pourrais épiloguer à ce sujet mais je vous laisse y réfléchir et pourquoi pas, laisser vos commentaires!
Toujours dans cette direction, il y a une autre chose qui me rempli de satisfaction: j’adore les orchidées et la tablette de la fenêtre de ma cuisine accueille ces merveilleuses plantes avec honneur! Jusqu’il y a quelques mois, j’avais un gros défaut: arroser abondamment les plantes avec la conséquence de les noyer! Peur qu’elles n’aient pas assez d’eau, peur de ne pas assez bien m’en occuper, peur qu’elles ne meurent. Conclusion: elles mouraient pour du vrai! Un jour, en allant rendre visite à une amie d’enfance qui, elle aussi, adore les fleurs et les orchidées, je lui ai demandé: mais comment fais-tu pour savoir combien d’eau lui donner?
Elle me répondit: je ne sais pas, je sens avec mon doigt! Rationnelle comme je peux l’être, je m’attendais plutôt à une réponse du style : tous les lundis et jeudis matin, je donne 12 ml d’eau. Pour être certaine d’y arriver !
Elle prit alors mon doigt, me le déposa à la racine de la plante: “sens comme c’est humide. Tu sens? C’est comme ça que cela doit être”. Depuis lors, au lieu de penser jour et quantité, j’ai appris à sentir la plante et si elle a besoin d’eau. Depuis lors, elles m’offrent de merveilleuses fleurs! Je n’ai même pas encore coupé la tige avec la dernière fleur fanée, qu’une autre branche est déjà en train de pousser!
J’ai appris à ressentir ce que l’autre a besoin. Mes orchidées m’ont appris à ressentir ce dont l’autre a besoin. Ma générosité, mon amour pour les autres, mon enthousiasme, mon optimisme ont tendance à me pousser à arroser, à donner autour de moi. Et tellement typique des métiers au service des autres. J’ai lâché prise. Je suis là, telle une fontaine auprès de laquelle celui qui à soif, peut venir se ressourcer.
Cela fait quelques minutes que je regarde mes fleurs, touchée, heureuse et comblée de ce que je viens de partager avec vous…. Merci à vous de me lire!
Enfin, dans mon élan de connections (!), il y a autre chose qui me tient à cœur: j’ai choisi d’avoir un accouchement sans douleur! “Tu enfanteras dans la douleur” était incontournable pour moi jusqu’il y a quelques mois… Je discute avec deux femmes qui me disent avoir donné naissance à leurs enfants (respectivement 3 et 2 enfants) et cela sans souffrir. J’avais vraiment du mal à imaginer que cela était possible après ce que j’ai vécu lors de mes deux accouchements précédents! Mais oui! Si c’est possible pour elles, cela l’est pour moi aussi! Je ferme les yeux et m’imagine en harmonie avec mon corps, accompagnant mon petit prince sur le chemin qui le mènera à naître, je me vois sereine, à l’écoute de mon corps.
Alors c’est clair: j’aurai un accouchement sans douleur. Mais comment? J’ai cherché sur internet des témoignages, des techniques allant dans ce sens. Et je tombe à chaque fois sur: la préparation à l’accouchement par l’hypnose. Je rencontrerai une sage-femme à ce sujet la semaine prochaine à Namur! Je suis curieuse… et bien entendu, je vous tiendrai au courant!
Il est 2h50 du mat et je pense vous laisser tout doucement… J’ai pas mal de rendez-vous aujourd’hui et j’aimerais prendre le temps de répondre à vos commentaires aussi. Je vous remercie pour votre patience lorsque je me fais discrète sur mon blog.
Je me mis enfin à réfléchir, c’est à dire à écouter plus fort. (Samuel Beckett)
Alors, pourquoi dois-je écouter mon cœur? - Parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire - Et même si tu feins de ne pas entendre ce qu’il te dit, il sera là, dans ta poitrine, et ne cessera de répéter ce qu’il pense de la vie et du monde. (Paulo Coelho)