Définir ce que l’on veut pour sa vie (suite)
avril 10, 2008 — paricilavieBonjour à tous!
Merci à toutes les pépites en or (!) d’avoir posté vos commentaires et contribué à votre façon à la réflexion de Pierre.
Voici ma pierre à l’édifice (joli jeu de mot non?
Il y a une dizaine d’années, je travaillais pour une société de recrutement (ah les Ressources Humaines!). J’ai créé pour cette société une nouvelle division. Vu le succès des activités au bout de deux ans, j’ai proposé à mon patron de, en plus de la fonction actuelle, d’ouvrir d’autres bureaux en Belgique.
Au bout de 4 années, nous faisions 300 millions (de BEF) de chiffre d’affaires, une marge bénéficiaire qui dépassait de 40 % celle des autres agences. Bref, j’étais devenue la référence du succès dans l’entreprise.
Mais à quel prix pour moi? Lors des cours en développement personnel, j’ai découvert les moteurs qui me poussaient à travailleur plus, encore et encore. J’étais dirigée par mes croyances limitatives (nous voyons bien cela pendant l’atelier!!)… “Je ne suis pas à la hauteur”, “je ne vaux pas la peine”, “ce n’est jamais assez bien”, “je peux faire mieux et plus”…
Avec pour effet d’avoir travaillé des semaines de 60 heures, de n’avoir jamais osé demander une augmentation de salaire sur 4 ans (alors que les résultats étaient là!), d’avoir refusé l’offre de la concurrence qui voulait me débaucher en me proposant notamment le double (oui oui le double) du salaire que j’avais, de presque me sentir coupable de prendre des congés!
Résultat final: ce que l’on appelle “Burn out”. Près de 6 mois en congé maladie à la maison. Hors service!
Pendant cette période, j’ai néanmoins poursuivi mes cours en développement personnel et, comme par hasard, j’ai très bien été encadrée par certaines personnes suivant également le cours.
Comme j’ai à dire, j’ai fait de nombreux rendez-vous avec moi-même. Pour notamment apprendre à me recentrer, à définir clairement, spécifiquement ce que je voulais pour ma vie (professionnelle).
Lorsque j’étais prête à revenir au travail, j’ai eu un entretien avec mon patron. Sa première question: qu’as-tu retiré de ces 6 derniers mois? Je lui ai dit que je ne voulais plus travailler “comme une folle” comme je l’ai fait. Et là, il m’a dit: je ne t’avais pas demandé à le faire. Choc de chez choc! J’aurais pu à ce moment lui en vouloir mais le jeu de la vie vous demande souvent d’être honnête avec soi: OUI! je suis la seule à m’être poussée aussi loin! Et bien entendu qu’il ne dirait rien, c’est tout à son avantage, dans une réalité économique!
Il m’a ensuite demandé ce que je voulais maintenant: je lui ai dit que j’avais découvert à quel point j’étais le centre de ma vie (pas de façon égoïste comme on pourrait l’insinuer). J’ai clairement répondu : je veux un travail de 4 jours par semaine, pour lequel je suis payée XXX BEF/mois, à maximum 30 minutes de chez moi, où je peux comme avant gérer des projets, où je peux m’épanouir chaque jour.
Avoir pris le temps de définir clairement ce que je voulais pour moi et ma vie, m’a permis de l’exprimer clairement, de créer ensuite une dynamique saine lors de la conversation. Devinez quoi! J’ai eu exactement ce que je voulais! J’ai ainsi pris ma vie en main.
Alors si je peux apporter une pierre à l’édifice de Pierre…
Si tu espères que tes patrons soient compréhensifs, qu’ils fassent de bonne volonté bien, si tu dois “croiser les doigts”, tu donnes le contrôle de ta vie entre leurs mains!…. Dans ce cas, je peux comprendre que cette situation soit source de stress et de potentielle déception pour toi!
Je t’invite vivement à définir CLAIREMENT et SPÉCIFIQUEMENT ce que si tu peux afin de pouvoir te positionner dans la conversation.
Il en est de même pour l’entretien que tu auras avec la société de recrutement. Ce sera une des premières questions de leur part: Mr Pierre, que voulez-vous? Ils arrivent au bon moment dans ta vie!
Prépare une réponse qui commencerait par: Je veux un travail où…. qui …. avec lequel…
Bref, il est temps de faire RDV avec toi! Si tu veux nous (toutes les pépites du blog!) utiliser pour te soutenir… nous sommes là!
Tiens-nous au courant!

avril 10, 2008 à 1:32
Fabuleux parcours Evelyne et bravo pour les résultats !!!
Concepts bien connus du “peut mieux faire”, “pas assez bien”, etc… - Dire qu’il faille l’immobilisation d’un corps ou d’une tête pour enfin daigner oser prendre du temps pour soi, se poser, vraiment réfléchir pour découvrir ce qui est important, vital et quelles sont nos envies profondes !
Courage Pierre ! chacun son rythme … un pas après l’autre … qq pas de course … des sauts en longueur et en hauteur - en fait, tout est ok - chaque chose en son temps et toute chose pour un mieux - sois convaincu au plus profond de toi que t’y arriveras - l’univers fait tellement de merveilleux cadeaux !