réflexions nocturnes: être connecté à soi
avril 2, 2008 — paricilavie2 du mat, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son… vous vous souvenez de cette chanson? Je crois que j’étais en 1ère secondaire…Bon… 2 h du mat et je n’arrive plus à dormir: mon ventre s’allonge et la qualité de mes nuits diminue déjà. “Tu es certaine qu’il n’y en a qu’un?” me dit-on pour rire…. meuh! Oui! Et j’ai encore presque 2,5 mois devant moi! Ma deuxième fille pesant 4kg300 à la naissance, combien pèsera mon fils alors ?! J’ai déjà préparé le modèle du faire-part de naissance sur internet (quel sens de l’organisation!) et pour le fun, j’ai écrit “né le 13 juin 2008 à 16h20, 4kg350″. Allez hop! C’est lancé dans l’Univers!
Il faut que je vous dise que je suis très fière de moi: je suis enceinte de 6 mois et 3 semaines et je n’ai pris que 7kg! Connaissant le poids généreux de mes boutchous, je suis très très contente! Mais que s’est-il passé? En fait, lorsque j’ai appris l’heureux événement, je me suis dit: je veux avoir une grossesse équilibrée et harmonieuse. Du haut de mes 39 printemps, je sens la différence: le rythme n’est plus le même qu’à 22 ans!
Alors à quoi ressemble une grossesse équilibrée? j’ai fermé les yeux et ai imaginé : travaillant à la maison, je m’allonge dans mon fauteuil après la pause du midi, j’écoute mon corps et découvre ce dont il a besoin à chaque moment de la journée, j’écoute mes besoins alimentaires (ze révoluzion pour moi!). Moi qui ai l’habitude d’être en action, au-delà quelquefois de mes limites, voilà que je découvre grâce à cette grossesse “être connecté à mon corps”.
Ce terme “être connecté à” revient quotidiennement dans mes conversations de coaching : être connecté à ce que l’on désire profondément pour sa vie ( sentimentale), être connecté à soi pour sentir si celui qui est en face de moi est “l’âme sœur” ou pas, être connecté à soi pour…
L’important? sentir l’émotion qui s’y réfère. Vous avais-je dit que nous avons entre 65.000 à 90.000 pensées par jour? Les contrôler est impossible, les écouter encore moins (et pourtant c’est ce que nous essayons de faire!). Or le vecteur de nos comportements, notre intuition, l’essence même de nos désirs ont comme point commun : nos émotions.
Lorsque je suis “connectée” à moi-même, je sens ce qui est bon pour moi et pour ma vie, je peux le définir plus clairement et rester centrée, avec facilité et aisance. Je pourrais épiloguer à ce sujet mais je vous laisse y réfléchir et pourquoi pas, laisser vos commentaires!
Toujours dans cette direction, il y a une autre chose qui me rempli de satisfaction: j’adore les orchidées et la tablette de la fenêtre de ma cuisine accueille ces merveilleuses plantes avec honneur! Jusqu’il y a quelques mois, j’avais un gros défaut: arroser abondamment les plantes avec la conséquence de les noyer! Peur qu’elles n’aient pas assez d’eau, peur de ne pas assez bien m’en occuper, peur qu’elles ne meurent. Conclusion: elles mouraient pour du vrai! Un jour, en allant rendre visite à une amie d’enfance qui, elle aussi, adore les fleurs et les orchidées, je lui ai demandé: mais comment fais-tu pour savoir combien d’eau lui donner?
Elle me répondit: je ne sais pas, je sens avec mon doigt! Rationnelle comme je peux l’être, je m’attendais plutôt à une réponse du style : tous les lundis et jeudis matin, je donne 12 ml d’eau. Pour être certaine d’y arriver !
Elle prit alors mon doigt, me le déposa à la racine de la plante: “sens comme c’est humide. Tu sens? C’est comme ça que cela doit être”. Depuis lors, au lieu de penser jour et quantité, j’ai appris à sentir la plante et si elle a besoin d’eau. Depuis lors, elles m’offrent de merveilleuses fleurs! Je n’ai même pas encore coupé la tige avec la dernière fleur fanée, qu’une autre branche est déjà en train de pousser!
J’ai appris à ressentir ce que l’autre a besoin. Mes orchidées m’ont appris à ressentir ce dont l’autre a besoin. Ma générosité, mon amour pour les autres, mon enthousiasme, mon optimisme ont tendance à me pousser à arroser, à donner autour de moi. Et tellement typique des métiers au service des autres. J’ai lâché prise. Je suis là, telle une fontaine auprès de laquelle celui qui à soif, peut venir se ressourcer.
Cela fait quelques minutes que je regarde mes fleurs, touchée, heureuse et comblée de ce que je viens de partager avec vous…. Merci à vous de me lire!
Enfin, dans mon élan de connections (!), il y a autre chose qui me tient à cœur: j’ai choisi d’avoir un accouchement sans douleur! “Tu enfanteras dans la douleur” était incontournable pour moi jusqu’il y a quelques mois… Je discute avec deux femmes qui me disent avoir donné naissance à leurs enfants (respectivement 3 et 2 enfants) et cela sans souffrir. J’avais vraiment du mal à imaginer que cela était possible après ce que j’ai vécu lors de mes deux accouchements précédents! Mais oui! Si c’est possible pour elles, cela l’est pour moi aussi! Je ferme les yeux et m’imagine en harmonie avec mon corps, accompagnant mon petit prince sur le chemin qui le mènera à naître, je me vois sereine, à l’écoute de mon corps.
Alors c’est clair: j’aurai un accouchement sans douleur. Mais comment? J’ai cherché sur internet des témoignages, des techniques allant dans ce sens. Et je tombe à chaque fois sur: la préparation à l’accouchement par l’hypnose. Je rencontrerai une sage-femme à ce sujet la semaine prochaine à Namur! Je suis curieuse… et bien entendu, je vous tiendrai au courant!
Il est 2h50 du mat et je pense vous laisser tout doucement… J’ai pas mal de rendez-vous aujourd’hui et j’aimerais prendre le temps de répondre à vos commentaires aussi. Je vous remercie pour votre patience lorsque je me fais discrète sur mon blog.
Je me mis enfin à réfléchir, c’est à dire à écouter plus fort. (Samuel Beckett)
Alors, pourquoi dois-je écouter mon cœur? - Parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire - Et même si tu feins de ne pas entendre ce qu’il te dit, il sera là, dans ta poitrine, et ne cessera de répéter ce qu’il pense de la vie et du monde. (Paulo Coelho)

avril 2, 2008 à 8:29
Fabuleux Evelyne ! qu’est-ce “cela” passe - en tout cas pour moi, des frissons en ressentant ce que tu écris, des ahhh et des ohhh - Bien vrai qu’il est absolument formidable de ressentir ce dont nous avons vraiment besoin, tant au niveau nourriture, que sentimental ou tout autre domaine de notre vie - Rester connectée à soi et sentir à chaque instant ce qui est bien pour nous dans notre vie …
Et puis, j’ai bien aimé ce que tu écris p/r aux orchidées - j’étais tellement triste lorsqu’elles sont décédées et j’ai pas voulu les jeter, vu que les grosses feuilles étaient encore bien vertes, tandis que la tige était d’un sec bien dur ! Et bien, après plusieurs mois de pensées quotidiennes et de questionnements pour elles, le miracle s’est produit : la tige est redevenue vivante et des bourgeons sont nés, qui grossissent de jour en jour ! En fait, j’ai toujours parlé aux plantes qui m’accompagnent (et à tous les “objets” qui m’entourent!) et au-delà des conseils d’achat, et bien je la questionne - car il m’arrive malgré tout d’être paumée, ne sachant pas pourquoi elles réagit bizarrement … et elles me répondent toujours !
Félicitations pour ta belle grossesse et ton choix d’accouchement, et plein de beaux moments durant cette période avec bébé en toi … et p/après aussi of course !
avril 2, 2008 à 10:02
Merci Evelyne d’avoir inscrit cette phrase de Coelho; elle m’a bcq interpellée.
Etre à l’écoute de son corps : entièrement d’accord avec tes propos, sinon à un moment donné, il nous le “fait payer” à sa manière et parfois bien cher !; il ne me reste plus !!!! qu’à faire la même chose pour le “coeur”……
Bonne journée à tous.
avril 2, 2008 à 11:07
Waouw
Merci pour ce très beau témoignage
J’ai souri du début à la fin tellement il m’a touchée.
C’est vrai que la connection à soi est importante et que c’est dans cet état d’être que je me sens plus apte à accueillir ce qui est et qui vient, sinon, je ne le vois même pas trop prise par un stres, pensée ,peur et j’en passe
Pour le moment, je me sens plutot dans une énergie positive et je vois de belles choses se mettre en place, c’est vraiment un état que j’ai envie de cultiver….
avez vous des trucs?
Belle journée à tous
avril 3, 2008 à 8:14
Bénédicte,
l’aisance et la légèreté de l’état d’esprit dans lequel tu es se traduit dans tes mots. Tu es maintenant dans une énergie positive et tu vois de belles choses se mettre en place: il y a une corrélation entre les deux!
Avant de vouloir cultiver cet état, considère-le comme acquis: savoir recevoir ce que nous avons déjà, savoir apprécier ce que nous avons au quotidien est déjà une excellent façon de cultiver un état d’esprit positif (dans le sens de ce qui est positif pour toi).
Si l’on autorise (qu’on le veuille ou pas) à ce que le stress, la peur etc prennent le dessus, arrête-toi, assieds-toi et commence à remercier ce qui est présent dans ta vie: la gratitude et la reconnaissance sont deux vertus magiques.
Voilà mon truc… peut-être pas tellement “pratique” mais magique!
avril 3, 2008 à 8:17
Brigitte,
Je pense que lorsque tu as appris à écouter ton corps (et je sais que tu le fais!), tu as ainsi appris à écouter ton cœur. Il s’agît de la même capacité. S’agît-il de se l’autoriser? Que se passerait-il (de grandiose) si tu écoutais (et suivais) entièrement ton cœur?
NB: merci d’avoir osé posté un commentaire! Continue!
avril 3, 2008 à 8:19
Pépite de chocolat,
eh oui! moi aussi je leur parle, à mes plantes! N’y a-t-il que la communication orale pour être en contact? Nous serions bien pauvres!
avril 3, 2008 à 11:25
Bénédicte,
Ce qui m’aide vraiment beaucoup = “count your Blessings” ! Dès que je sens que ça plonge, que la panique gagne, que le moral se barre : et bien je remercie sincèrement pour toutes les belles choses, je les énonce l’une après l’autre (je t’assure, y’en a des tonnes!), pleine de gratitude envers la vie, les amis, les mots gentils, le sourire d’un(e) inconnu, une journée au calme, la vaisselle bien faite, l’odeur d’un repas tout simple, le rayon de soleil soudain,…
Et malgré les coups durs, les situations désagréables, la douleur ou la tristesse, je me répète encore et encore : “life is beautiful” !!! Peut-être qu’au début t’auras l’impression que c’est stupidement ironique ? que c’est juste répéter une bête phrase comme un perroquet ? Peu importe ! Car à la longue “ça marche pour de vrai” - je sens au plus profond de moi que la vie est précieuse et vraiment fabuleuse, et qu’elle nous fait plein de cadeaux surpenants -
avril 13, 2008 à 3:30
Bonjour à tous,
Merci pour vos “trucs” qui m’aident bien….J’ai envie de vous partager ma soirée d’hier.
Avec mon amie Jo , nous nous sommes inscrites dans une soirée célibataire , me suis dis cool , une nouvelle expérience , une occasion de rencontrer des gens, de danser.Bref , j’étais dans une chouette énergie ,me sentais bien, mignonne, en restant naturelle.
La bas , il y a des célibataires hihi,des biens et des moins à mon gout,j’ai un peu discuté avec des gens , j’ai pas mal dansé et puis vient les slows….Je suis restée sur ma chaise, comme d’habitude!!!Certains me font des sourires et tout, je sens bien que je ne les laisse pas indifférent, mais! personne ne vient jamais m’inviter à danser,même en boite!
Alors en sortant de là,je me suis sentie triste, je me suis dit que c’était sans doute une question d’attitude, je ne suis pas quelqu’un de fermée, je me sens bien , je me trouve mimi mais….je vois pas comment je pourrais rencontrer quelqu’un dans ce genre de soirée.
Ce matin , en allant chercher mes enfants chez mes parents, je m’en suis ouverte à ma maman, qui m’a dit ce ci:”tu es quelqu’un de fort”", c’est ce que tu dégages et ça fait peur aux hommes, ton amie dégage plutot de la fragilité”
Super!Je fais quoi avec cela? Et bien, je me suis dit que même si moi aussi , je suis parfois vulnérable, fragile , j’allais pas me laisser aller parceque ce genre d’endroit ne me convient pas pour les rencontres et que ma valeur est intacte, na!
La dessus, le we prochain, je vais faire la fête au village, aller au théa tre et puis zut, la rencontre arrivera je ne sais pas d’ou, ni quand mais je ne vais plus à ces trucs si je sais que ça me démoralise.Et c’est un fabuleux cadeau que j’ai reçu avec cette soirée
Bisous à tous
avril 14, 2008 à 3:26
Devoir faire face à plein de situations et résoudre la multitude des problèmes pratiques toute seule, durant plusieurs années, et bien à la longue, ça donne l’impression d’être une superwoman - même aux yeux des proches !
Pourtant, il suffirait de gratter au-delà de l’impression, pour découvrir la femme sensible, ouverte, sociable,… qui désire un homme à ses côtés pour partager plein de moments !
Tout comme toi, Bénédite, je donne cette impression - Donc, puisque j’aime danser, et bien je fais parfois le premier pas, et j’invite le(s) gars souriant(s) et sympa(s) …
Continue à faire les activités qui te donnent du plaisir !
avril 17, 2008 à 11:49
Quand je lis les témoignages de Bénédicte et de Pépite de Cholocat, je m’y retrouve complètement ! En effet, je dois sans doute donner l’impression d’une femme qui n’a besoin de personne dans sa vie privée. On me dit “ah mais tu es forte!” donc même scénario que pour Bénédicte. Je mets peut-être la barre “trop haut”, j’essaie dorénavant de la mettre différemment ??
Pourtant, comme dans tous les autres domaines de la vie, je me “décarcase” afin d’avoir des opportunités de faire de nouvelles rencontres. Ces derniers temps, j’ai fait en quelque sorte un “tri” dans mes connaissances c à d que je me suis éloignée des personnes qui ne convenaient plus à mon nouvel état d’esprit afin de rester sur la “bonne fréquence” même si cela implique actuellement de sortir un peu moins. C’est vrai que l’éternelle question est : “où, comment rencontrer ?”. J’ai décidé de continuer mon chemin sans pour autant me “forcer “à sortir dans des endroits qui ne conviennent plus.
Bonne journée à tous.